par Paule Gauthier

On a écrit à propos du sens des œuvres de Boni qu’il avait été frappé par les paysages accidentés de sa province natale, en somme par le caractère physique du milieu. Il faut y voir une forme plus universelle, car, chez lui, sentiments et ambiance relèvent d’une même source. S’il réduit la vie au sens tactile et visuel des choses, dans cette alternance il juxtapose le cours du temps et l’aspect de l’être. Les aspérités et les violences s’estompent en mélodie, ou bien importent la véhémence de courants contraires. Pourtant, si l’on considère l’ensemble des œuvres, c’est le côté équilibré qui s’impose.

Paule Gauthier, Extrait de la revue Cimaise