par Giorgio Agnisola

L’ART DE PAOLO BONI

Boni, Il est vrai, part d’une acquisition intelligente des expériences les plus profondes de l’art du XXe siècle (surtout de la recherche cubiste et de ses techniques d’assemblage, mais aussi du surréalisme et de l’abstraction informelle), récupérées toutefois entre les termes d’un langage personnalisé, résultat d’acquisitions raffinées et successives, d’élaborations que l’on devine être longue et conduites avec une attention contrôlée.

Boni s’en remet généreusement à la recherche et à ses résultats possibles et imprévus ; il reste, toutefois lucidement en position d’écoute, pour ainsi dire il exerce un certain contrôle sur l’expression. Il recourt aux suggestions qui dérivent de son expérience et il a un soin méticuleux de la technique. Si bien que dans ses œuvres on trouve en parfait équilibre, parfois avec une heureuse synthèse lyrique et formelle, la préfiguration et l’impulsivité, la géométrie et l’émotion.

Il s’agit là d’un travail consciencieux, vérifiable à chaque passage de son art, depuis les choix du début, en équilibre instable entre la suggestion surréaliste et la scansion cubiste, jusqu’à la recherche de l’abstrait-concret d’aujourd’hui, plus dramatique, plus tendue, même formellement, où convergent inconscient et profonds motifs, au sein d’une conscience d’un dualisme lacéré, mais contenant des émotions et des suggestions qui dérivent de la vie sociale de tous les jours, des signes et des symboles récupérés aux images de la société technologique et industrielle.

Si bien que l’art de Boni, se présente comme l’image interne/externe de l’homme, presqu’un jeu subtilement équivoque, où l’on peut reconnaître l’ambiguïté elle-même et la complexité de l’être humain.

Giorgio Agnisola, Extrait du texte du livre Paolo Boni  Il Fantastico e la Mecanica